Assurance immeuble en copropriété : obligation légale loi ALUR et RC syndic
Utile demain matinSouscrire et gérer l'assurance multirisque immeuble en copropriété en respectant l'obligation légale d'assurance instaurée par la loi ALUR (art. 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 modifiée) et en limitant l'exposition RC du syndic.
Repérer les signaux
- Copropriété sans assurance ou en cours de résiliation : risque de mise en cause de la RC syndic
- Travaux importants votés en AG : ajuster les capitaux assurés en conséquence
- Sinistre dégât des eaux récurrent : vérifier la convention inter-assureurs applicable (IRSI pour les dégâts des eaux, en vigueur depuis le 1er juin 2018, dans sa version en vigueur à la date du sinistre)
Éviter les erreurs
- Considérer l'assurance immeuble comme facultative en copropriété (depuis 2014 : obligation légale loi ALUR)
- Sous-assurer les parties communes pour réduire la prime : application de la règle proportionnelle de capitaux au sinistre (art. L. 121-5 C. assur.)
- Confondre assurance immeuble (parties communes, copropriété) et assurance habitation (parties privatives, occupants)
Acquérir les gestes
- Vérification annuelle de la cohérence des capitaux assurés (valeur de reconstruction) et présentation à l'AG
- Conservation des attestations d'assurance et des avis d'échéance dans le carnet d'entretien de l'immeuble
- En cas de sinistre dégât des eaux : vérifier le périmètre et la version en vigueur de la convention IRSI ; pour les autres sinistres, traitement hors convention selon les dispositions contractuelles
Objectifs pédagogiques
- Identifier le cadre juridique de l'assurance immeuble : art. 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 modifiée par la loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014 (source : Légifrance).
- Identifier les garanties obligatoires (responsabilité civile de la copropriété) et les garanties usuelles (dommages aux biens, dégâts des eaux, incendie, vol parties communes).
- Vérifier la cohérence des capitaux assurés avec la valeur de reconstruction de l'immeuble (prévention de la règle proportionnelle de capitaux, art. L. 121-5 C. assur.).
- Documenter les diligences du syndic pour limiter son exposition RC en cas de défaut d'assurance ou de sous-assurance.
Programme détaillé
- Cadrage : pourquoi l'assurance immeuble en copropriété est un sujet à haut risque pour le syndic
- Le cadre juridique : art. 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 modifié par la loi ALUR n° 2014-366, art. L. 215-1 C. assur.
- La situation type : souscrire et gérer une assurance MRI copropriété
- L'obligation légale d'assurance
- Origine loi ALUR 2014
- Garantie minimale : RC de la copropriété
- Sanction du défaut : RC syndic et AG
- Les garanties usuelles MRI (Multirisques Immeuble)
- Dommages aux biens (parties communes)
- Dégâts des eaux
- Incendie
- Vol parties communes
- RC immeuble
- Les conventions inter-assureurs applicables
- IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble) : convention dégâts des eaux mise en place le 1er juin 2018 par la profession ; version en vigueur à la date du sinistre à vérifier
- Anciennes conventions remplacées (CIDRE, CIDE-COP) : conservées pour historique ; ne plus citer comme applicables
- Les capitaux à assurer
- Valeur de reconstruction (vs valeur vénale)
- Actualisation annuelle
- Travaux votés en AG : impact
- Articulation avec l'assurance habitation des copropriétaires (responsabilités croisées)
- Atelier : analyse d'une police MRI copropriété et préparation d'une note pour l'AG
- Plan d'action personnel et synthèse
Méthodes pédagogiques
Atelier 2h en classe virtuelle : apports juridiques sourcés (loi du 10/07/1965 modifiée loi ALUR sur Légifrance, Code des assurances, doctrine ANIL pour la copropriété ; pour les conventions inter-assureurs, version en vigueur publiée par la profession à vérifier au jour de la session) et 4 cas pratiques. Outils remis : checklist de souscription MRI copropriété, mémo IRSI (avec mention « version en vigueur à vérifier »), modèle de note AG sur l'assurance.
Évaluation
Cas pratique : à partir d'une copropriété de 30 lots avec des capitaux assurés sous-évalués de 25 %, l'apprenant identifie le risque, prépare une note AG et propose un ajustement. Critère : qualification juridique (loi ALUR + art. L. 121-5 C. assur.) et pertinence du conseil au syndic. Évaluation à chaud uniquement.