Cyber-assurance TPE/PME : souscription, garanties, gestion de sinistre (LOPMI 72h)
Utile demain matinSouscrire une cyber-assurance adaptée à une TPE/PME (chiffrage des risques, garanties usuelles, exclusions courantes, conditions post-LOPMI) et gérer un sinistre cyber (rançongiciel, fuite de données, atteinte à l'image) en respectant l'obligation de dépôt de plainte sous 72 heures (loi LOPMI du 24 janvier 2023).
Repérer les signaux
- Sinistre rançongiciel : déclencher immédiatement le dépôt de plainte de l'entreprise dans les 72h pour préserver la garantie LOPMI + notification CNIL si données personnelles
- Demande de devis : envoi du questionnaire de qualification du risque (KYC cyber)
- Perte d'exploitation après sinistre cyber : calcul du préjudice (marge brute, frais fixes) selon les conditions générales
Éviter les erreurs
- Promettre une indemnisation cyber-rançonnage sans rappeler l'obligation LOPMI de dépôt de plainte sous 72h (art. L. 12-10-1 C. assur. introduit par la loi LOPMI du 24 janvier 2023) : sans plainte dans le délai, l'indemnisation peut être refusée
- Souscrire sans questionnaire de qualification du risque : risque de nullité pour fausse déclaration (art. L. 113-8 C. assur.) ou réduction proportionnelle (L. 113-9)
- Classer une fiche cyber-assurance entreprise dans le public « Particuliers » : les conditions, primes, garanties et obligations diffèrent fortement entre cyber-assurance entreprise et cyber-assurance particulier
Acquérir les gestes
- Avant souscription : questionnaire de qualification, vérification des mesures de sécurité minimales, recommandations de prévention
- Lors d'un sinistre rançongiciel : 1) déclaration immédiate à l'assureur ; 2) notification CNIL sous 72h si données personnelles (art. 33 RGPD) ; 3) dépôt de plainte de l'assuré sous 72h (LOPMI, art. L. 12-10-1 C. assur.)
- Documenter chaque étape : preuves du sinistre, accusé de plainte, notification CNIL, mesures conservatoires, communications avec les tiers
Objectifs pédagogiques
- Identifier les garanties usuelles d'une cyber-assurance TPE/PME : dommages aux données et systèmes, perte d'exploitation cyber, RC dommages aux tiers, frais de notification RGPD, frais d'enquête forensique, paiement de rançon (selon conditions et selon LOPMI).
- Qualifier le risque cyber de l'entreprise via questionnaire : cartographie des actifs, mesures de sécurité existantes, niveau de maturité.
- Appliquer la loi LOPMI n° 2023-22 du 24 janvier 2023 et son article L. 12-10-1 du Code des assurances : le dépôt de plainte dans les 72 heures de la connaissance de l'atteinte est une condition de l'indemnisation cyber (sources : Légifrance, ministère de l'Intérieur).
- Gérer un sinistre cyber : déclaration immédiate, intervention CSIRT, notification CNIL si données personnelles (art. 33 RGPD, délai 72h), dépôt de plainte (LOPMI 72h).
Programme détaillé
- Cadrage : pourquoi la cyber-assurance est devenue un produit majeur pour les TPE/PME
- Le cadre juridique : Code des assurances (L. 113-1 et s.), loi LOPMI n° 2023-22 du 24 janvier 2023 (art. L. 12-10-1 C. assur.), RGPD (notification CNIL art. 33), recommandations ACPR/ANSSI
- La situation type : souscrire et gérer une cyber-assurance pour une PME de 20 salariés
- Les garanties usuelles
- Dommages aux données et systèmes
- Perte d'exploitation cyber
- RC dommages aux tiers (notamment violation de données)
- Frais de notification RGPD
- Frais d'enquête forensique
- Paiement de rançon (sous conditions : conformité LOPMI + politique de l'assureur + contexte légal)
- La loi LOPMI et le dépôt de plainte 72h
- Loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023
- Art. L. 12-10-1 C. assur. : dépôt de plainte dans les 72h de la connaissance de l'atteinte
- Conséquence : sans plainte dans le délai, l'indemnisation cyber peut être refusée
- La qualification du risque
- Cartographie des actifs
- Mesures de sécurité (patchs, sauvegardes, authentification, EDR)
- Niveau de maturité (ANSSI, ISO 27001)
- Les exclusions courantes
- Actes de guerre / cyber-guerre
- Défaut de patch critique
- Défaut de sauvegarde
- Sanctions internationales
- La gestion de sinistre
- Déclaration et délais
- Mobilisation du CSIRT
- Notification CNIL (art. 33 RGPD, 72h)
- Dépôt de plainte (LOPMI, 72h)
- Communication clients/partenaires
- Reconstruction et reprise d'activité
- Atelier 1 : analyser un dossier de souscription PME
- Atelier 2 : traiter un sinistre rançongiciel (déclenchement triple : assureur, CNIL, plainte)
- Plan d'action personnel et synthèse
Méthodes pédagogiques
Journée présentielle alternant apports juridiques sourcés (Code des assurances et loi LOPMI sur Légifrance, RGPD, recommandations ACPR et ANSSI) et ateliers : analyse de 3 dossiers réels anonymisés, simulation de coordination assureur/CNIL/plainte 72h, traitement d'un sinistre cyber. Outils remis : grille de qualification du risque, mémo notification CNIL 72h + plainte LOPMI 72h, modèle de note conseil PME.
Évaluation
Cas pratique : à partir d'une PME de 20 salariés ayant subi un rançongiciel, l'apprenant qualifie le sinistre, déclenche les 3 notifications légales (assureur, CNIL si données personnelles, plainte LOPMI dans les 72h), mobilise les garanties et trace les preuves. Critère : conformité légale (RGPD + LOPMI) et pertinence opérationnelle. Évaluation à chaud + à froid à 60 jours.