Résiliation d'un contrat IARD : loi Châtel, loi Hamon, résiliation infra-annuelle
Utile demain matinTraiter une demande de résiliation d'un contrat IARD (auto, habitation, santé individuelle) en appliquant la loi Hamon, la loi Châtel et la résiliation infra-annuelle des contrats santé complémentaire.
Repérer les signaux
- Demande de résiliation par lettre simple : qualification de la forme requise selon le cas (loi Hamon, Châtel, Évin, etc.)
- Demande avant 12 mois en loi Hamon : préavis et motif requis (changement de situation, vente du bien)
- Augmentation tarifaire significative à l'échéance : information du client sur son droit de résilier
Éviter les erreurs
- Refuser une résiliation loi Hamon au motif de l'absence de motif : depuis 2014, aucun motif n'est requis après 12 mois
- Ne pas envoyer l'information d'échéance (avis d'échéance) dans le délai de la loi Châtel : risque de résiliation à tout moment
- Omettre le remboursement de la fraction de prime non courue
Acquérir les gestes
- Lors de la réception d'une demande : qualifier le fondement (loi Hamon, Châtel, Évin, art. L. 113-12) et vérifier la conformité à la forme requise
- Émettre l'accusé de réception et confirmer la date d'effet par écrit
- Calculer la fraction de prime à rembourser et émettre le virement dans le délai légal (généralement 30 jours)
Objectifs pédagogiques
- Identifier les cas de résiliation : loi Hamon (auto, MRH après 12 mois), loi Châtel (information échéance), résiliation pour augmentation tarifaire injustifiée (L. 113-12-1).
- Appliquer la résiliation infra-annuelle des contrats santé complémentaire (loi du 14 juillet 2019, applicable depuis le 1er décembre 2020).
- Notifier la résiliation : forme (lettre recommandée, recommandé électronique, formulaire en ligne depuis loi du 16 août 2022), délai, effet.
- Calculer le remboursement de la fraction de prime non courue (art. L. 113-15-1 C. assur.).
Programme détaillé
- Cadrage : pourquoi le législateur a renforcé le droit de résiliation au profit du consommateur
- Le cadre juridique : loi Hamon, loi Châtel, art. L. 113-12 et s. du Code des assurances
- La situation type : traiter une demande de résiliation en qualifiant le fondement applicable
- La résiliation à échéance et la loi Châtel
- Avis d'échéance et préavis
- Sanction du défaut d'information : résiliation à tout moment
- La résiliation loi Hamon (depuis 2014)
- Auto et MRH après 12 mois
- Pas de motif requis, pas de pénalité
- Délai d'effet : 1 mois après réception
- La résiliation infra-annuelle des contrats santé complémentaire
- Loi du 14 juillet 2019
- Effet depuis le 1er décembre 2020
- La résiliation pour augmentation tarifaire (L. 113-12-1)
- Formes de notification (loi du 16 août 2022 : formulaire en ligne)
- Le remboursement de la fraction de prime
- Atelier 1 : qualifier 4 demandes de résiliation
- Atelier 2 : rédiger l'accusé de réception et confirmation de résiliation
- Plan d'action personnel et synthèse
Méthodes pédagogiques
Journée présentielle alternant apports juridiques (Code des assurances, lois Hamon, Châtel, du 14 juillet 2019, du 16 août 2022) et ateliers : qualification de demandes, rédaction d'accusés de réception, simulation d'entretien client. Outils remis : tableau récapitulatif des cas de résiliation, modèles d'accusés de réception.
Évaluation
Cas pratique de synthèse : à partir de 3 demandes de résiliation (loi Hamon, loi Châtel, santé complémentaire), l'apprenant qualifie le fondement, calcule la fraction de prime et rédige les accusés de réception. Critère : conformité juridique. Évaluation à chaud + à froid à 60 jours.