La traçabilité et l'archivage des opérations
Utile demain matinLe service conformité ou back-office doit organiser la traçabilité et l'archivage des opérations bancaires et assurance : matrice des durées légales par catégorie (LCB-FT, comptabilité, fiscale, RGPD), conservation à valeur probatoire (intégrité, horodatage, signature électronique eIDAS), destruction documentée à l'échéance.
Repérer les signaux
- Demande de contrôle interne ou d'audit externe sur une opération ancienne.
- Réclamation client au-delà du délai courant (jusqu'à 10 ans pour le crédit).
- Investigation TRACFIN demandant les pièces d'une opération (CMF L. 561-25).
- Sinistre tardif nécessitant les pièces du contrat originel.
- Mise à jour du référentiel de durées légales d'archivage (RGPD article 5).
Éviter les erreurs
- Archiver sans respecter les durées légales par nature d'opération (5 ans LCB-FT après fin de relation, 10 ans en matière commerciale, 6 ans pour les pièces fiscales — vérifier à la version applicable).
- Conserver des données personnelles au-delà de la durée nécessaire (RGPD article 5 — principe de limitation de la conservation).
- Confondre archivage à valeur probatoire (intègre, horodaté, signé électroniquement le cas échéant) et simple sauvegarde.
- Ne pas anonymiser les données quand la conservation pour des finalités statistiques le permet.
- Détruire des pièces avant l'échéance de la durée légale applicable.
Acquérir les gestes
- Référencer chaque pièce avec sa durée légale d'archivage (matrice par catégorie : LCB-FT, commerciale, fiscale, RGPD).
- Garantir l'intégrité par horodatage et signature électronique conforme eIDAS (UE 910/2014) pour les pièces sensibles.
- Anonymiser les données quand la finalité initiale est dépassée mais qu'une exploitation statistique est licite.
- Documenter le registre de traitements RGPD (article 30) avec durée de conservation par finalité.
- Détruire selon procédure documentée à l'échéance de la durée légale.
Le réflexe-cléRéférencer chaque pièce avec sa durée légale d'archivage. Privilégier l'archivage à valeur probatoire pour les pièces sensibles.
Public visé : Techniciens et gestionnaires back-office et middle-office bancaires
Prérequis : Aucun prérequis spécifique — formation accessible aux nouveaux entrants
Objectifs pédagogiques
- Traiter l'opération conformément à la procédure interne et aux délais.
- Vérifier les pièces justificatives et leur cohérence avant exécution.
- Conserver les pièces dans le SI conformité pendant la durée légale (RGPD article 5, durées spécifiques par opération : 10 ans crédit, 5 ans LCB-FT, à vérifier à la version applicable).
Programme détaillé
- Chapitre 1 : Cadre juridique
- → LCB-FT : CMF L. 561-12 (5 ans après fin relation)
- → Commerce : C. com. L. 123-22 (10 ans)
- → Fiscal : LPF L. 102 B (6 ans en principe)
- → RGPD : article 5 (durée nécessaire à la finalité)
- Chapitre 2 : Archivage à valeur probatoire
- → Intégrité (norme NF Z 42-013)
- → Horodatage qualifié
- → Signature électronique eIDAS UE 910/2014
- Chapitre 3 : Procédure interne
- → Matrice des durées par catégorie
- → Référencement et indexation
- → Destruction documentée à l'échéance
- Chapitre 4 : Articulation RGPD et TRACFIN
- → Registre des traitements (article 30 RGPD)
- → Réquisitions TRACFIN (CMF L. 561-25)
- → Anonymisation pour finalité statistique
Méthodes pédagogiques
Étude de la matrice des durées. Démonstration d'un archivage probatoire. Cas pratique de réquisition.
Évaluation
QCM durées légales. Cas pratique : référencer 5 pièces avec leur durée et leur mode d'archivage.